04.09.2007
LES MANGEURS DE REVE
Ils sont là, gris et insignifiants
En apparence très innocents,
On les trouve partout ,
Même au plus profond des petits trous
Bien planqués au chaud derrière les balais ,J
uste à côté de la machine à café,
Ils sont là ,gris et insignifiants ,
En apparence si innocents ,
Et pourtant …
Dieu qu’ils sont méchants ,
Quand de toutes leurs petites dents
Ils rient en salivant ,
Dans leurs petits costumes rayés
Vous en sourirez
Et pourtant …
Dieu qu’ils sont méchants ,
Bien pires que la pire bande de brigands,
Oh !pour sûr !
ils n’en veulent pas à votre argent,
Ils ont tout le temps ,
Bien pire ,ils vous tueront en rigolant ,
Juste au bon moment
Quand vous serez tout à fait murs
Ils n’ont rien à faire de votre corps
Et c’est sans verser le sang
Qu’ils vous mangeront aussi sûrement ,
Dans votre tête ils s’infiltreront
Pour en détruire tous les décors,
Alors il sera trop tard ,
Devant les petits hommes en costards
Pour se sauver sans crier gare,
Quand vous aurez plus rien dans le cigare,
Faites attention mes compagnons ,
Quand on vous offre du pognon ,
Pour travailler sous un veston,
Faites attention mes petits frères,
Déjà la chaîne vous serre
Alors sans aucune trêve,
Vite !vite !fuyez les mangeurs de rêves.
23:10 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LA LOUVE
Acculée, les babines retroussées
Elle faisait face à la curée,
Les chiens énervés autour d’elle hurlaient ,
Ses petits à ses flancs pressés,
Gémissaient complètement affolés
Alors que les hommes tout en braillant arrivaient,
Qu’elle était belle cette louve au pelage argenté
Qui s’en s’épargner,
Devant ses bourreaux se dressait !
Qu’elle était belle cette mère
Faisant face à la cruauté
Pour protéger sa tendre nichée !
23:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
LA PETITE CHAPELLE
Les entends tu les cloches ?
Les entends tu si proches
Celles qui bientôt
De leur rythme bigot
Te laisseront tout pâlot ?
23:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
AINSI SOIT IL
A l’ombre des piliers,
Auprès des aimés,
Emmitouflée dans ses chapelets,
Forte de ses pensées,
La pieuse remâchait
Les prières bien usées
Qui tout au long des années
Continuaient à tuer .
23:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


